Préhistoire
🪨 Aucun site identifié, mais la région est occupée dès le Néolithique. Les plateaux calcaires voisins montrent une présence humaine ancienne.
Antiquité (Iᵉʳ – Vᵉ siècle)
🏺 Territoire rural gallo‑romain. Probable présence de petites exploitations agricoles (villae) autour des voies reliant Saint‑Jean‑d’Angély, Surgères et Aulnay.
VIᵉ – Xᵉ siècles
🌿 Saint‑Félix se structure autour d’un noyau religieux primitif. Le site élevé (80 m) sert probablement de point de surveillance.
Époque ancienne
🏰 Mention d’une motte castrale, de tours et de murs près de l’église (Texier, Colle). Aucune fouille moderne ne confirme, mais la topographie est cohérente.
Vers 1010
📜 Guillaume le Grand, duc d’Aquitaine, donne à l’abbaye de Saint‑Jean‑d’Angély une partie de la forêt d’Argenson située sur la paroisse.
1097
⛪ Hugues de Surgères cède l’église et les terres de la Chaussée à l’abbé Ausculphe. L’église passe ensuite aux Templiers.
1217
✝️ Conflit entre Guillaume Maingot et les Templiers. Excommunication du seigneur. Le chapelain Arnald perd maison, jardin et terres.
XIVᵉ siècle
⚔️ Guerre de Cent Ans : insécurité, passages de troupes, crises agricoles. Saint‑Félix reste un territoire rural exposé.
XVᵉ siècle
🌾 Reprise agricole. Développement des hameaux actuels : Beaumont, La Fontaine, La Peuplière.
XVIᵉ siècle
🔥 Guerres de Religion : tensions dans la région de Surgères. Saint‑Félix reste catholique mais subit les troubles.
Début XVIIᵉ siècle
📜 Saint‑Félix relève de la seigneurie de La Bougraine. Le territoire est structuré en petites exploitations agricoles, avec un habitat dispersé.
Milieu XVIIᵉ siècle
🏡 Deux seigneuries dominent : La Peuplière (famille de La Cave) et Le Bouchet (famille Regnaud). Elles contrôlent terres, redevances et justice locale.
Fin XVIIᵉ siècle
🌾 Développement des cultures céréalières et de l’élevage. Les hameaux actuels se stabilisent : Beaumont, La Fontaine, La Peuplière, Le Bouchet.
Début XVIIIᵉ siècle
🌬️ Construction ou rénovation de moulins à vent en bois. Le relief élevé de Saint‑Félix favorise leur implantation.
Vers 1750
🗺️ La carte de Cassini représente deux moulins : Beaumont et La Fontaine. La Peuplière apparaît comme un château, signe de sa puissance locale.
Fin XVIIIᵉ siècle
📉 Déclin de la seigneurie du Bouchet, qui n’apparaît plus sur les cartes. La Peuplière reste le principal domaine aristocratique.
1789 – 1795
⚖️ Révolution française : abolition des privilèges, fin des seigneuries. Le district d’Angély‑Boutonne propose de renommer la commune “Félicité”. Les habitants préfèrent “La Montagne”. Aucun changement n’est retenu.
Début XIXᵉ siècle
🌱 Reprise agricole. Développement des vignes, des céréales et des prés. Les hameaux se densifient légèrement.
1838
🗺️ Cadastre napoléonien : 1 200 ha dont 60 % terres labourables, 20 % vignes, 12 % bois. 505 habitants répartis en 6 villages et 2 hameaux.
1839
🏠 156 maisons recensées : 2 de classe 1, 5 de classe 2, 20 de classe 3. Les bâtiments anciens sont difficiles à dater (encadrements refaits).
Fin XIXᵉ siècle
🍇 Déclin des vignes après la crise du phylloxéra. Recentrage sur les céréales et l’élevage. Disparition progressive du moulin de Beaumont.
Début XXᵉ siècle
🚜 Modernisation agricole : charrues métalliques, premières machines. Début de l’exode rural vers Surgères, Rochefort et La Rochelle.
1914 – 1918
⚰️ Première Guerre mondiale : plusieurs hommes de Saint‑Félix tombent au front. Le monument aux morts en garde la mémoire.
1939 – 1945
⚔️ Seconde Guerre mondiale : occupation allemande dans la région. Saint‑Félix reste rural et relativement épargné, mais subit les réquisitions agricoles.
Années 1950 – 1970
🏚️ Déclin démographique important. Fermeture de petites exploitations. Disparition de bâtiments anciens. Transformation du paysage rural.
Années 1980 – 1990
📉 Population au plus bas. Saint‑Félix devient une commune très rurale, avec peu de services mais un cadre naturel préservé.
1999 – 2018
📊 Stabilisation démographique : 282 habitants (1999), 314 (2009), 308 (2018). Retour de familles attirées par le calme et la proximité de Surgères.
2018
🌾 Occupation des sols : 92,3 % terres agricoles, 6 % forêts, 1,7 % zones urbanisées. Saint‑Félix reste l’une des communes les plus rurales du secteur.
Aujourd’hui
🏡 Commune rurale préservée, au patrimoine discret mais ancien. Identité forte, paysages agricoles ouverts, hameaux vivants, histoire riche et continue.
